Dimanche 24 février 2008 7 24 /02 /Fév /2008 13:44

Michel Tremblay


Je viens de découvrir cet auteur québécois qui décrit la vie sur le Plateau et les personnages peuplant ce lieu. Son écriture est précise comme un tableau de Renoir.


  Michel Tremblay
 

Si la biographie de Michel Tremblay comporte plus de titres que d'événements, c'est que sa vie tout entière a été placée sous le signe de l'écriture. Même son premier et dernier emploi « professionnel », ce métier de typographe qu'il a exercé de 1963 à 1966, n'avait-il pas quelque chose à voir avec elle? Certes, pour le petit gars du Plateau Mont-Royal né le 25 juin 1942 dans un milieu modeste, il fallait bien, après sa onzième année, quitter l'école pour gagner sa vie, mais aussi, en s'inscrivant aux Arts graphiques, marcher sur les traces de son père, un ouvrier pressier. Celui-ci n'avait-il pas fait rêver son petit garçon en lui racontant qu'il était le seul dépositaire du fameux rouge des boîtes de soupe Campbell? Pourtant, Michel Tremblay avait secrètement écrit un court roman dans des cahiers d'écolier à l'âge de dix-sept ans. Cette vocation d'écrivain, il la doit à sa mère, Nana, qui lui a transmis son goût de la lecture et sa fabuleuse imagination. Nana mourra trop tôt et ne connaîtra jamais le premier succès de son fils, lauréat, en 1964, du concours des jeunes auteurs de Radio-Canada pour sa première pièce Le Train. Mais elle sera au cœur d'une œuvre qui, après avoir mis en scène, des Belles-sœurs (1968) à Bonjour, là, bonjour (1974), la misère morale et sociale de la cellule familiale québécoise, exaltera son quartier et sa famille dans une série romanesque, Chroniques du Plateau-Mont-Royal (de 1978 à 1991).

Cette quête du monde de l'enfance qui s'affirmera dans une série de récits autobiographiques -- des Vues animées (1990) à Un ange cornu avec des ailes de tôle (1994) -- ne saurait faire oublier qu'elle tient d'une quête d'identité plus profonde. Cette quête d'abord suggérée dans les figures théâtrales du travesti (Hosanna, 1973) ou du double (Damnée Manon, Sacrée Sandra, 1977) trouve son accomplissement dans la figure romanesque et théâtrale de Jean-Marc. Depuis Le Cœur découvert (1986) jusqu'à L'Homme qui entendait siffler une bouilloire (2000) le personnage qui rachète, dans tous les sens du terme La Maison suspendue (1990), lieu d'origine de la famille des Chroniques, est devenu en quelque sorte l'alter ego de l'auteur. À travers lui, Michel Tremblay réussit à concilier fiction et confidence, roman et autobiographie. Pourtant, cette écriture si personnelle est aussi universelle comme en témoigne son extraordinaire rayonnement international. Faut-il rappeler que les pièces de Michel Tremblay ont été traduites en plus de vingt-cinq langues et jouées sur les scènes du monde entier? Cette œuvre foisonnante qui compte également des comédies musicales dont la célèbre Demain matin, Montréal m'attend (1970), des traductions et des adaptations entre autres d'auteurs américains, a été couronnée par de multiples prix -- le prix Victor-Morin (1974), le prix France-Québec (1984), le prix Chalmers (1986), le prix Molson, le Prix du Gouverneur général pour les arts de la scène (1999) -- et nominations au Québec comme à l'étranger -- « Montréalais le plus remarquable des deux dernières décennies dans le domaine du théâtre » (1978), Chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres de France (1994).

Par Jérôme Commun
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Dimanche 24 février 2008 7 24 /02 /Fév /2008 13:23

LES MOTS DE LA RENCONTRE

La Semaine de la langue française est placée, en 2008, sous le signe de la rencontre. Il s’agira de célébrer ce lien social et affectif par excellence qu’est la langue, au moment où il se noue ; de tisser un fil entre les publics les plus divers qui trouvent, grâce au français, une occasion pour faire connaissance et échanger. Mais sera aussi fêtée la rencontre :

  • entre des mots et les différents sens ou représentations que chacun leur reconnaît ;
  • entre les différents langages artistiques : de la poésie à la danse, du slam à la photographie, du théâtre à la création multimédia ;
  • entre les différentes cultures dont sont porteurs les francophones, que le français soit leur langue maternelle, celle qu’ils ont étudiée ou celle qu’ils souhaitent un jour maîtriser.

Rencontre et découverte vont aussi de pair : c’est la raison pour laquelle les dix mots seront communs à la France et au Québec, où l’on fêtera le 400e anniversaire de la fondation de la ville de Québec par Samuel de Champlain.

Par Jérôme Commun - Publié dans : Nouvelles
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Dimanche 27 janvier 2008 7 27 /01 /Jan /2008 13:12

les fesses dans la neige

les fesses dans la neige

assis sur mon Royal

du haut de sa cathédrale

du haut de son grand âge

Montréal me dévisage

 

les fesses dans la neige

j'observe Montréal, de mon balcon,

ses tours qui percent les nuages

qui dispersent les blancs flocons

 

les fesses dans la neige

est-ce glacial?

non juste un peu froid

j'aime Montréal.

je suis tombé dans le piège.

c'est mon droit.

 

les fesses dans la neige

écrire des vers

sur mon balcon, en hiver ...

 

ah non ...

ah gla gla ...

 

j'arrête là !

 

Par Jérôme Commun - Publié dans : Poésie des mots-coeur
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Dimanche 13 janvier 2008 7 13 /01 /Jan /2008 01:26

 

MARK BERUBE: What the River Gave the Boat

Mark enseigne comme professeur d'anglais à GEOS.

Sa musique et sa voix pourraient vous séduire. En tout cas, je vous recommance what the river gave a boat.

"Mark is foremost a singer and a songwriter. His combination of skill, clarity, and ambition is impressive." - Alexander Varty, Georgia Straight, Vancouver

"Nina Simone’s baritone brother" - Kevin O’Brien, Echo, Guelph, Ontario

"Vancouver based Berube is...a total orginal in the tradition of exceptional Canadian singer songwriters" - Vancouver Province, 2004

"He can put together a good pop and jazz combination, has got some excellent throaty projection and is one of the only artists I know that can throw chaotic improvisation into the middle of a catchy tune." - Geordi Dent, Jazzonen, 104.1FM, Bergen, Norway

"Berube’s soaring, warm vocals add an extra element to the vintage tones of his music, and when all the pomp is stripped away, his voice can obviously carry the album on its own if need be." - Jaclyn Arndt, Soulshine - Canada’s essential guide to new music (Review of Sketches from the sidewalk)

[Sketches from the sidewalk] "makes you feel like you’ve been hit in the face with a cream pie after finding out that your wife of 17 years has been cheating on you." - Jason Richards, NOW - Toronto’s Entertainment Weekly, Rating: NNN

 

www.markberube.com

 

Par Jérôme Commun - Publié dans : Nouvelles
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Vendredi 11 janvier 2008 5 11 /01 /Jan /2008 22:38

 

extrait page 107

Je savais bien que j'avais un accent, je ne suis pas idiote.Mais un accent montréalais? Avec les r roulés? Ça, j'avoue aue je ne m'étais jamais posé la question. À bien y penser, oui, nous roulons tous nos r à la maison (...) Après tout un enfant répète ce qu'il a entendu, c'est normal. Un Français né ici parlerait comme moi. C'est un mauvais exemple, un Français né ici ne serait pas Français et ne parlerait donc pas comme un Français, c'est évident. Mais c'est drôle d'imaginer un Français capable de s'exprimer comme moi...En tout cas, il aurait honte devant ses compatriotes.

Michel Tremblay – le cahier noir

Par Jérôme Commun - Publié dans : Livres à conseiller
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Jeudi 23 août 2007 4 23 /08 /Août /2007 16:18

Ce matin, je ne suis pas assis devant notre case à contempler le lever du soleil, je dis au revoir à tout le monde avant le grand voyage. Je porte, autour du cou, un sac. Dans ce sac, il y a un peu de terre de Masinandriana, une poupée en bambou faite par Bako et une tresse de cheveux de Bakoly qui en me l’offrant a versé une larme. Je ne pensais pas qu’elle était aussi attachée à moi. Je fixe son visage pour ne pas l’oublier. Je monte dans le taxi, il démarre, emprunte la piste, le village est de plus en plus petit, disparaît dans un nuage de poussière, le monde s’écroule. Derrière mon enfance, devant l’inconnu. Depuis qu’elle est dans le taxi, Geneviève a changé. Je ne peux pas dire pourquoi. Comme un caméléon, elle s’adapte à un nouveau milieu. Elle a pris la couleur et la forme du taxi. Quant à moi, je me tasse de plus en plus derrière le siège du chauffeur. De chaque côté du taxi, le paysage défile. J’ai à peine le temps de voir ce zébu qui est déjà un point à l’horizon. L’homme au chapeau bizarre, portant un parapluie percé, qui nous a salué tout à l’heure, a disparu. Une petite fille de mon âge joue dans la rizière. L’air espiègle, elle me dévisage à travers la vitre et m’adresse un signe de la main. Elle est déjà partie, elle aussi. Une famille vend des mangues bien jaunes sous un abri en bois. Le chauffeur s’arrête, tend un billet, prend deux mangues et repart en faisant ronfler le moteur.

-         l’avion décolle dans trois heures, s’écrie Geneviève.

Nous n’avons pas le temps de visiter Antananarivo. Dommage, j’aurais bien aimé connaître la capitale de notre pays. Le taxi nous dépose juste devant l’aéroport. Je regarde autour de moi et vois des gens chargés de bagages qu’ils ont placés sur des chariots, mon regard se porte sur mon petit sac dans lequel je transporte ma vie et que je peux porter sans aide. Plus de poussière, mais une surface froide et lisse. Plus de soleil, mais des lumières aveuglantes. Plus le vent qui caresse les visages et qui nous chante notre histoire, mais un bruit incessant de crissements et de hurlements.

 

D’un seul coup, le visage de Geneviève se fait grave ainsi que tous ceux des personnes qui sont autour de nous et qui fixent un énorme panneau avec des tas de chiffres et de noms inconnus, Dubaï, Port-Louis, Le Cap.

-         oh non ! s’exclame Geneviève. Notre avion est retardé, nous partons dans 4 heures. Heureusement, la compagnie nous offre des chèques-repas.

Elle prend sa tête dans ses mains.

-         4 heures, répète-t-elle, 4 heures, c’est long !

 

Moi, je ne sais pas. Je n’ai aucune notion des heures, du temps en général. Peut-être un peu plus depuis que nous devons être à l’école tous en même temps, quand Geneviève agite sa cloche. Contrairement à Geneviève, je suis heureux de pouvoir m’arrêter un peu. Je m’allonge sur deux sièges rouges et marron et m’endort. L’odeur du sandwich au fromage que Geneviève passe sous mon nez me réveille.

-         Manjato, mange un peu ! et puis, après, nous irons nous enregistrer au comptoir d’Air France.

 

Une hôtesse avec un chapeau bleu, blanc et rouge vérifie nos passeports et m’adresse un clin d’œil complice lorsque Geneviève lui explique que je quitte mon pays pour la première.

-         bon vol, me lance-t-elle

-         merci, madame !

Je réalise alors que je vais voler, pas de mes propres ailes, bien sûr, mais dans un oiseau de fer. D’ailleurs, pourquoi ne va-t-il pas tomber? ou peut-être va-t-il chuter et on me l’a caché ? J’étais de trop dans mon village, c’est un complot pour me faire disparaître. Non, ce n’est pas possible. Bako et Mirana n’auraient pas pu laisser faire une telle monstruosité.

 

Fébrilement, je tends mon billet d’embarquement à l’agent qui, d’un geste répété, passe les bouts de papier dans une machine. Ensuite, un grand couloir nous mène jusqu’à l’entrée de l’avion où deux personnes en uniforme nous indique nos places. Le chemin est étroit jusqu’à ma place 19 A. Je suis près de la fenêtre. Youpi ! Je vais voir le monde vu du ciel et Masinandriana. Je suis au dessus de l’aile, tant pis. Je pense tellement fort à Bako, à Bakoly, à ma tante et à mes frères et sœurs qui doivent tourner, en ce moment, leurs regards vers le ciel et, avec un peu de chance, apercevoir l’avion et son sillon blanc. Je serre contre mon cœur Jonathan le Goéland en pensant à Tsimihahy et à ses conseils de sage.

 

Le voyage est long. Jamais, je ne suis resté aussi longtemps sans courir, mes jambes me démangent. Bako n’aurait certainement pas pu tenir à ma place. C’est tout de même un comble, voler dans le ciel et ne pas sentir les chauds rayons du soleil sur sa peau. Une perturbation, ça secoue. Le voyant s’allume, je rattache ma ceinture, je ne maîtrise plus rien. L’avion s’écrase ou ne s’écrase pas. C’est pas moi qui décide. Je ferme les yeux.

 

Une voix venue de nulle part annonce que nous amorçons notre descente sur Paris, que la température au sol est de dix degrés, que le temps est nuageux et qu’il est vingt-deux heures cinq heure locale. Les nuages gris englobent alors l’appareil. J’entends les commentaires des passagers derrière mon siège.

-         voilà, on va retrouver la pluie et la grisaille et demain, on bosse. Merde ! Il manquait plus que ça.

-         Les vacances à Mada, c’était trop court. Et maintenant, de la flotte que de la flotte …

 

Je ne comprends pas pourquoi ils n’aiment pas la pluie. Moi, j’en rapporterai des litres au village. Je pose une question à Geneviève qui a les yeux exorbités d’un caméléon venant d’échapper à la mort.

-         Geneviève, est-ce que tu sais comment je pourrai faire pour rapporter de l’eau à Masinandriana au retour. ?

Elle ne répond pas, trop occupée à s’étirer et à bâiller à s’en déchirer la mâchoire.

 

L’avion se met à trembler de partout. La carlingue manque d’exploser à chaque secousse. Sans ma ceinture, je tourneboulerais et m’écraserais contre les sièges de devant. Je crie d’effroi. Les autres passagers demeurent stoïques. Comment est-ce possible de demeurer aussi froid face à un événement d’une telle ampleur ? N’ont-ils pas peur de mourir ? Ont-ils une autre vie après la leur ?

Je me touche, je suis vivant. L’âme de Tsimihahy veille sur moi. Quelle joie !

 

Est-ce que l’avion a pris feu ? Tout le monde se précipite vers la sortie. Ça ne doit pas être si grave que cela, car chacun pense à emporter sa valise. Geneviève me prend la main pour que je ne finisse pas piétiné dans l’allée.
Par Jérôme Commun - Publié dans : Nouvelles
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Mercredi 22 août 2007 3 22 /08 /Août /2007 21:22
 
La vieille Dame
A chiqué son cigaros
Jusqu’à l’os
Dans sa bouche édentée
Sur sa façade ridée
 
Dans ses artères coulent
Les belles américaines
Elles couinent, elles freinent
Et les années déroulent.
 
Le mois dernier
La tempête a balayé le pavé
Elle s’est relevée,
A lustré ses bijoux dorés
 
La vieille Havane
La jeune Dame
Sur la place a entonné
Une salsa endiablée

poème écrit à La Havane lors de notre voyage de noces à Cuba (15 novembre 2005°
Par Jérôme Commun - Publié dans : Poésie de l'existence - Communauté : L'âme du poète
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Mercredi 22 août 2007 3 22 /08 /Août /2007 21:17
Entendez-vous le cliquetis infernal
De cette armure de ferraille
Qui, à la lueur de la torche,
Descend l’escalier voûté
Menant au soupirail
Marche après marche ?
 
Là, au fond,
Toute une armée de croisés
Festoie pour la dernière fois
Juste avant l’ultime bataille
 
Le fantôme d’acier
Livide et seul
S’assied
Découvrant sur la table
Des plats vidés
Fémurs rongés
têtes de brochets
Petrus bouchonnés
 
Entendez-vous sous les combles
Le cri strident
Des épées étincelantes
Qui s’entrechoquent
Puis se disloquent

Descente solitaire et irréversible vers la mort pendant que les Autres continuent à vivre, poème écrit en Morbihan (2 juillet 2005)
 
Par Jérôme Commun - Publié dans : Poésie du temps qui passe - Communauté : L'âme du poète
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Mercredi 22 août 2007 3 22 /08 /Août /2007 21:12
 
anna, en blouse blanche
stéthoscope argenté au cou
tu sillonnes les couloirs froids
de ce grand bâtiment de béton
infatigable tu passes les chambres,
les blocs et les salles de soins
jérôme, en jeans bleu
cartable à la main
je joue avec les mots
fais de la grammaire
m’accoude à la table
les yeux m’interrogent
je leur réponds
après une journée interminable
tu cours, impatiente, tu cours
pour retrouver ton fils et ton mari
tes pieds et ton dos te font mal
le froid pique tes joues et ton cou
mais, tu fonces, rien ne t’arrête.
je prends le métro
y retrouve des yeux fatigués
des mains moites
des journaux froissés par terre
je passe prendre célian
rentre à la maison
à la fenêtre, ils t’attendent.
à la fenêtre, ils te guettent.
tu leur fais signe.
ils te répondent.
tu montes.
ils t’ouvrent la porte et leurs bras.
tu les serres fort contre toi.

Jusqu'au moment où ma journée et celle d'Anna ne font plus qu'une, après une journée de travail à Montréal comme les autres (30 novembre 2006)
tu oublies tout.
ton cœur est chaud et il bat.
au carreau, je scrute la rue
le trottoir qui s’assombrit
les passants qui se font rares
célian s’impatiente
sautant sur le lit
elle arrive et lève la tête
regarde dans notre direction
ses pas résonnent sur les marches
célian crie maman
nous la serrons fort
la chaleur est revenue
la lumière aussi
Par Jérôme Commun - Publié dans : Poésie sur ceux que j'aime
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Mercredi 22 août 2007 3 22 /08 /Août /2007 21:06
Voie royale
Tapis vert
Entre les épis fiers
Dressés
Au garde-à-vous
 
Fanfare cadencée
Défile de pieds
Dans la poussière
 
Croisement, interjection
 
Fantôme solitaire
En sens contraire
Bras ballants
Le pas lent
 
Poursuivre sa course effrénée
Sans regarder en arrière
Aller vers le mystère
 

Soleil devant, vent derrière

 

poème inspiré par une course dans la campagne vallonnée autour des Martinières (12 juin 2005)

Par Jérôme Commun - Publié dans : Poésie du temps qui passe
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